Rôle de l’activité solaire sur le climat
Les variations du flux de rayons cosmiques galactiques atteignant l’atmosphère sont modulées par l’activité solaire et affectent la formation de nouvelles particules dans l’atmosphère par leur lien avec l’ionisation de la troposphère.
Figure (suggestion de mécanismes) issue de : https://link.springer.com/article/10.1007/s10712-008-9030-6

Au cours de la dernière décennie, des progrès considérables ont été effectués par des mesures en laboratoire (expérience CLOUD du @CERN_FR), par des analyses statistiques rigoureuses de séries d’observations, et par la compréhension et quantification des mécanismes.
De multiples études ont montré qu’il n’y a pas de corrélation robuste entre flux de rayons cosmiques et caractéristiques observées (aérosols, nuages).
Les théories proposées (ex : effet sur le taux de croissance d’aérosols) ne quantifient pas l’effet sur les concentrations de noyaux de condensations de nuages et leurs propriétés radiatives.
Les expériences de la chambre CLOUD du CERN ont apporté des conclusions très claires : la concentration de noyaux de condensation pour les nuages bas pourrait varier de 0,2 à 0,3% entre minima et maxima solaires.
Il est donc peu probable que l’intensité des rayons cosmiques affecte le climat par le biais de la nucléation.
Pour conclure, aucune association robuste n’a été trouvée entre le rayonnement cosmique et la nébulosité, et il est estimé que le rayonnement cosmique galactique a eu un forçage radiatif négligeable sur la période 1750-2019.
https://www.science.org/doi/10.1126/science.aaf2649
