Réunion publique au Cinéma de Samatan Lundi 4 Octobre

Savès Climat vous invite le 23 Janvier prochain à 9h30 à venir participer à la plantation d’une haie de 60 m à l’école de Noilhan.
Venez nous rencontrer autour d’un café qui vous sera offert pour l’occasion.
Le collectif s’est associé avec le corps enseignant, la mairie et Arbres et Paysages 32 pour aménager l’environnement de l’école afin d’offrir aux enfants une meilleure immersion dans la nature.
Cette matinée n’est que le début d’un projet pédagogique tournée autour de l’Arbres qui se poursuivra ces prochains mois.

Nettoyer tout votre logement de manière écologique ce n’est pas si compliqué !

Tous les conseils sont dans le document joint

Le traitement des déchets verts est un véritable enjeu pour les communes rurales du Savès et d’ailleurs.

Il faut tout d’abord rappeler qu’il est interdit de bruler des déchets verts à l’air libre.

« Pourquoi cette interdiction ?

Brûler des déchets verts, surtout s’ils sont humides, dégage des substances toxiques pour les êtres humains et l’environnement (des particules fines notamment) . Par exemple, brûler 50 kg de végétaux à l’air libre émet autant de particules fines que rouler pendant 14 000 km avec une voiture à essence neuve.

Il faut également tenir compte des possibles troubles de voisinage (odeurs ou fumées) et des risques d’incendie.

En cas de non-respect de l’interdiction

Il est possible d’alerter les services d’hygiène de la mairie en cas de non-respect de l’interdiction de brûler les déchets verts chez soi.

La personne qui brûle des déchets verts à l’air libre peut être punie d’une amende de 450 € maximum. Si ses voisins sont incommodés par les odeurs, ils peuvent par ailleurs engager votre responsabilité pour nuisances olfactives. »

Voir : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F31858

Quelles sont les solutions possibles ?
  1. La collecte individuelle ou collective en déchetterie pour une valorisation par des entreprises spécialisées.
  2. Le compostage et la paillage individuel ou collectif.
La mise en déchetterie

Pour les particuliers, il peut être difficile de porter leurs déchets verts en déchetterie en raison du volume qu’ils représentent et qui nécessite donc souvent une grande remorque. A cela s’ajoute le fait que les bennes de la déchetterie se remplissent rapidement en haute saison et l’usager peut se retrouver à devoir rentrer chez lui avec ses déchets.
Pour palier à ces difficultés la commune de Lombez mets à disposition de ses habitants des bennes de récupération. Le problème est que cette solution est couteuse (plus de 15 000 euros par an).

Le compostage et le paillage

Cette seconde solution, en version collective, a été mise en œuvre la commune de Simorre au moyen d’un espace de compostage collectif pour les déchets organique des ménages. Cet espace inclus une aire dédiée aux déchets verts tels que les tontes de gazon et les branchages.
L’avantage de la solution est qu’elle est peu onéreuse car gérée par les habitants eux-mêmes ; en revanche elle nécessite un travail conséquent pour les bénévoles qui la gère.
Pour faciliter le paillage et le compostage individuel, la commune de Montégut-Savès a opté il y a 18 mois pour la solution du broyeur de végétaux partagé.
C’est cette solution que nous préconisons pour faciliter la valorisation locale de ces déchets au moyen d’un broyeur professionnel garant d’efficacité et mobile grâce à un montage sur un châssis de remorque.
Plusieurs communes limitrophe pourraient s’associer pour proposer un matériel de ce type qui serait mis à disposition des habitants selon des conditions à définir.

Le broyeur que nous recommandons est fabriqué par une société savoyarde auprès : https://www.mecacraft.com/broyeur-thermique/30-broyeur-branche-tractable-chassis-routier-mecacraft-gsr151b.html. La commune de Montégut-Savès a acquis un modèle de la même marque mais non tractable avec un véhicule.

 

 

L’actu du climat #1

18 novembre 2020

Savès-Climat proposera régulièrement une petite revue de l’actualité du réchauffement climatique. Première édition de cette “Actu du climat” avec des infos sur l’empreinte carbone des français et sur la toute première (et toute petite) baisse des émissions de CO2 liées à l’énergie dans les pays riches. Tout ceci, bien sûr, avant l’impact du coronavirus, sur lequel on commence à avoir quelques données.

Petits rappels pour commencer. Le réchauffement climatique est en cours, la planète s’est déjà réchauffée en moyenne de +1°C depuis le 19ème siècle et si nous ne changeons rien nous serons autour de + 5°C à la fin du siècle. Le climat dans le Savès ressemblerait alors à quelque chose approchant celui de l’Andalousie actuellement, avec des épisodes de chaleur estivale à plus de 50°C.

La communauté internationale s’est engagée à la COP21 de Paris en 2015 à maintenir ce réchauffement entre +1.5°C et +2°C. Pour cela il faut que les émissions de gaz à effet de serre soient nulles au niveau mondial à l’horizon 2050-60. Cela signifie pour la France de revenir à son niveau d’émission de 1870.

Alors où en est-on? Tour d’horizon des informations récentes sur le sujet.

En France, deux rapports publiés en 2020 par le Commissariat Général au Développement durable et  le Haut Conseil pour le Climat font le point sur l’évolution des émissions territoriales et sur l’empreinte carbone des français. Il est bien important de distinguer les deux mesures. La première, aussi appelée « inventaire national des émissions », comptabilise les gaz à effet de serres émis sur le territoire national et montre une évolution favorable: ces émissions sont en effet passées de 9 tonnes équivalent CO2 (t.eq.CO2) par habitant en 1995 à 6,7 en 2018. L’autre, l’empreinte carbone, mesure les émissions qui sont liées à la consommation des français et intègre donc les émissions importées, celles réalisées à l’étranger pour fabriquer des produits que nous avons achetés. Et là, le tableau est moins réjouissant: notre empreinte carbone est passée sur la même période de 10,5 à 11,5 t.eq.CO2 par habitant. L’explication est simple: en 25 ans les entreprises les plus polluantes ont quitté le pays où ont été créées à l’étranger (c’est le cas par exemple dans le numérique). Tout reste donc à faire: pour ne pas dépasser 2°C de réchauffement, le groupe d’expert sur le climat (le GIEC) a calculé que l’empreinte carbone par terrien devrait être comprise en 1,6 et 2,8 t.eq.CO2. Cela signifie pour nous au minimum, une division par quatre, au maximum par 7, à réaliser dans les 30 ans qui viennent!

Et ailleurs? Quelques données récentes sont disponibles sur les pays du G20, les plus riches, qui émettent 80% du total des émissions. Climate Transparency vient ainsi de publier son dernier rapport qui établit que dans ces pays les émissions liées à l’énergie ont baissée en 2019 pour la première fois (hors crise économique). De 0.1%, certes, mais c’est déjà ça… La route est néanmoins encore longue, ces émissions doivent baisser de 2.5% par an pour être nulles en 2050. Ce qui signifie bien sûr que nous saurons alors nous passer des énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon) qui représentent encore aujourd’hui, selon le même rapport, 82% de l’énergie que nous utilisons.

Et un petit mot pour finir sur les conséquences du coronavirus. Sans surprise l’effondrement de la production a été suivi par une baisse toute aussi forte des émissions de gaz à effet de serre: -8,5% en 2020 selon les estimations d’Enerdata. Mais les politiques de relance font craindre un rebond important et le « monde d’après » est parti pour beaucoup ressembler à celui d’avant: selon Climate Transparency plus de la moitié des subventions données à l’énergie sont allées aux énergies fossiles.

 

Références:

Climate transparency report 2020, Comparing G20 climate action and responses to the COVID-19 crisis

Commissariat général au développement durable, Janvier 2020, L’empreinte carbone des Français reste stable

Audrey Garric, 19 novembre 2020, Les rejets carbonés des pays du G20 en légère baisse, Le Monde

Haut Conseil pour le Climat, Octobre 2020, Maîtriser l’empreinte carbone de la France

Antoine Ravignan, octobre 2020, Climat: inverser la barre, vite!, Alternatives Economiques, Hors Série n°121

Enerdata, Bilan Energétique mondial 2020